AU SECOURS. NOUS RÉGRESSONS.

L’enregistrement au clic a ceci de fascinant qu’il réduit chaque musicien à son essence première.

Chez les SPEWMEN, c’est unanimement un état de bêtise, et d’indiscipline. La preuve en vidéo.

Il serait vain de te convaincre que notre penchant pour la gastronomie est la cause de tout ça. La vérité, c’est que le clic, c’est Sauron et le côté obscur réunis.

 

Contrairement aux enregistrements en prises live que nous avons pu faire sur nos disques précédents (tout le groupe joue le morceau ensemble, en essayant de ne pas se planter…), nous avons ici fait le choix du clic.

 

Le clic.

C’est ce son sec et régulier qu’on entend tout au long de la vidéo ci-dessus. Tic-tac-tac-tac, Tic-tac-tac-tac…………………..

 

4 temps.

Une mesure binaire.

La base du rock.

On commence par enregistrer la batterie, sur un tempo défini préalablement en répétition pour chaque morceau. Christophe reste enfermé toute la journée dans la cabine drums du studio avec un casque sur les oreilles lui donnant le clic, pendant des heures…

Jusqu’à ce que le morceau de batterie soit parfaitement enregistré, sur le clic.

 

Ainsi, on peut ensuite enregistrer un à un les autres instruments, en ayant la certitude que l’ensemble sera effectivement un ensemble, puisque le tempo sera respecté par tous.

Et si le tempo est parfait pour chaque instrument, on peut ensuite faire un boulot sérieux au mixage.

 

Mais pour ça, tu as intérêt à jouer ta note, ton accord, ta cymbale, pile sur le temps.

Sinon, plus carré que le clic, tu tombes sur le Jeff. Parce que Jeff, il est intransigeant.

 

D’ailleurs, en mésopotamien antique, « métronome » s’écrivait « jef ».